02-07-2018 La raréfaction prochaine des combustibles fossiles va contraindre de hâter la transition énergétique

La transition énergétique est liée à l’épuisement prochaine des ressources en combustibles fossiles. Ces derniers pourraient décliner à partir de 2025-2030.
La quantité de pétrole, disponible par habitant, est en déclin compte-tenu de l’augmentation encore rapide de la population mondiale. Le gaz naturel suivra la même voie en 2030, ce décalage étant du à une extraction plus tardive que le pétrole. Le pic de production du charbon est plus difficile à cerner mais se situerait autour de 2035. Ces seuils pourraient un peu fluctuer dans le temps en fonction des crises économiques et donc des ralentissements de production.
Selon l’Agence Internationale de l’Energie, la contribution des énergies renouvelables n’était encore en 2015 que de quelque 2 % (3% en Europe, 1,5% pour la France) de l’approvisionnement mondial en énergies primaires, contre environ 82% (72% en Europe, 46% pour la France) pour les combustibles fossiles. Ce taux de 46% pour la France s’explique par le fait que le pays est très nucléarisé. Le nucléaire a donc également peu de chances de pouvoir compenser le déclin des énergies fossiles à ces échéances, sauf en ce qui concerne la France.
La politique énergétique la plus sage que l’Europe puisse suivre est donc d’anticiper le déclin des combustibles fossiles, et en tout premier lieu celui du pétrole. Il convient donc d’une part, de réduire les consommations d’énergie dans le secteur de l’habitat et des transports et d’autre part, la France a tout intérêt à garder son parc de centrales nucléaires pour faire face au déclin des énergies fossiles et ainsi limiter ses émissions de CO2.

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