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Historique Urba 2000
  • URBA 2000, un Projet National (première période 1983-1989)
  • URBA 2000, un bureau d’études pas comme les autres 1989-1999
  • URBA 2000, un bureau d’études comme les autres, spécialisé dans l’assistance aux maîtres d’ouvrage publics (1999-2008)
  • URBA 2000, Une association de professionnels, de nouvelles perspectives internationales (2008 -2017)
  • URBA 2000, un Projet National (première période 1983-1989)

    Le projet Urba 2000 est né d’une réflexion engagée au niveau des plus hautes instances de l’Etat. URBA 2000 est, à l’origine un projet ambitieux : « regrouper, sur des sites géographiques, l’ensemble des nouvelles technologies, pour y faire une expérience en vraie grandeur ». Le rapport qui définit les objectifs et les moyens du projet est, après, dix huit mois de réflexion, publié par la DATAR en juillet 1983.
    Le projet a été annoncé par le Président de la République François Mitterrand, au cours de l’émission télévisée « l’Enjeu » du 15 septembre 1983, sur TF1, dans le cadre de son interview sur la situation économique, budgétaire, industrielle et sur l’innovation.
    Suite à cette annonce, le Premier Ministre Pierre Mauroy mandate Gérard de Senneville, pour constituer une Mission de préfiguration, à mener en concertation avec les administrations impliquées, les collectivités territoriales, les groupes industriels et les spécialistes de la communication.
    La mission fonctionne autour d’un Comité de Pilotage interministériel regroupant les Ministères intéressés et animé par le Délégué à l’Aménagement du Territoire. Jean-Louis GRAINDORGE en est Secrétaire Général. Cette mission étudie la faisabilité de « 71 projets utiles, généralisables, innovants non seulement sur le plan technique mais aussi sur le plan social et institutionnel, mobilisateurs et portés localement »
    Au vu du rapport de cette mission, et sur proposition du Ministre chargé de l’Aménagement du Territoire, le Gouvernement décide en réunion interministérielle le 21 juin 1985, de lancer l’opération :

    - En concentrant sur deux sites l’application de nouvelles technologies dans le domaine de la vie quotidienne, des activités grand public et du fonctionnement de la ville
    - En créant une association Urba 2000 portant le nom du projet, qui rassemblerait l’Etat (représenté par les principales administrations concernées), des organismes publics…ainsi que des groupes industriels, des institutions financières et des prestataires de services nationaux
    - En attribuant des crédits budgétaires d’investissement et de fonctionnement au projet, ainsi que le détachement de personnel des administrations.

    L’Assemblée Générale constitutive de l’association a eu lieu en novembre 1985 sous la présidence de Jacques SALLOIS, Délégué à l’Aménagement du Territoire. L’Etat, représenté par 12 départements ministériels, est membre fondateur de l’association et y occupe une position majoritaire. L’association est soumise au contrôle financier de l’Etat comme le sont les administrations qui l’ont mise en place. Aux côtés de l’administration siègent, les collectivités territoriales et CCI du Nord Pas de Calais et Pays Basque, des groupes industriels, des institutions financières et de grands services et organismes publics nationaux. Georges MERCADAL devient Président de l’association, mission qu’il assumera jusqu’en 2000.

    L’association Urba 2000 dispose à sa création d’un siège à Paris - 78 avenue Marceau, et de deux « antennes », l’une à Lille - 6/8 rue jean Roisin, l’autre à Bayonne dans les locaux de la CCI, Allée marines. La Direction est assurée à Paris par Gérard de Senneville et le Secrétariat Général par Jean-Louis Graindorge. L’équipe est composée de permanents et de conseillers techniques issus des administrations (politiques de communication et de l’information, politiques industrielles, audiovisuel, aménagement du territoire, architecte, etc.)

    Ces dispositions de démarrage n’ont pas été pérennes : les subventions n’ont pas été maintenues au-delà de l’année 1988. Il est demandé à URBA 2000 de trouver son financement sur la base de contrats d’études et de prestations de services auprès de ses différents partenaires.
    L’Etat souhaite que l’action de l’association soit intégrée dans la politique nationale des villes, et définie dans le cadre de programmes contractualisés avec les administrations centrales en charge de cette politique - principalement la DIV, la DATAR et les services du Ministère de l’Equipement et des Transports.


    URBA 2000, un bureau d’études pas comme les autres 1989-1999

    Désormais, l’association doit s’efforcer de trouver son financement dans le cadre de conventions correspondant à des services et des prestations identifiés. Les financements d’Urba 2000 doivent se chercher dans 3 directions : sur des programmes qu’elle réalise pour l’Etat, sur des conventions avec des collectivités territoriales et des partenaires locaux et avec le secteur privé. De plus, l’activité géographique d’Urba 2000 n’est plus concentrée uniquement sur ses sites fondateurs mais peut s’étendre à l’ensemble du territoire.
    Dans ce nouveau contexte, la notion de site perd beaucoup de son sens et une partie des correspondants locaux ne croient plus à l’avenir du « projet URBA 2000 ». L’antenne de Bayonne est fermée en 1989.

    Ces changements conduisent l’Assemblée Générale à modifier ses statuts, en particulier, son objet : « Urba 2000 contribue à définir et à mettre en place des applications nouvelles de technologies avancées, dans le fonctionnement des services aux habitants des villes et des services aux entreprises.
    A cette fin, l’association :
    - réalise des expertises, des études de diagnostic et de faisabilité,
    - participe à la création de concepts, produits et de services dont elle peut protéger la marque et l’invention,
    - Fournit une assistance technique aux collectivités et établissements publics et privés dans le cadre des conventions passées avec eux,
    - concourt à des actions de formation, d’information et de sensibilisation,
    - participe au montage et la réalisation d’expérimentations, à leur suivi et à leur évaluation économique et social

    Dans ce nouveau contexte, URBA 2000 accompagne la DATAR (appels à propositions sur le télétravail et les téléservices), le Plan Construction et Architecture (domotique), la DIV (politiques urbaines orientées vers le social), la Direction des transports terrestres (billettique monétique, transports routiers)

    Outre les membres fondateurs, l’Association réunit 21 entreprises, 6 organismes et services publics, 8 institutions financières et des personnes qualifiées. Cependant, l’élargissement de l’objet de l’association n’a pas pour effet de la placer sur un terrain purement concurrentiel ; l’activité d’Urba 2000 ne doit pas être assimilée à celle d’un bureau d’études traditionnel. Elle agit aux côtés de ces derniers, comme un ensemblier, un intermédiaire entre les partenaires publics et privés. Son action vise à faciliter le montage d’expérimentations complexes dans un contexte qui déroge aux règles habituelles.

    Dès 1990, l’association place son action dans une perspective internationale (organisations multilatérales, projets européens,
    1992, Jean-Louis Graindorge, secrétaire général depuis l’origine, devient Directeur de l’Association
    1993 : URBA 2000 s’installe à Lille et opère une première compression d’effectifs. Ce déménagement répond à plusieurs objectifs : faire face à la réduction des programmes d’études de ses commanditaires traditionnels, mener à bien le déploiement de projets régionaux , notamment TRANSCARTE ( billettique à Valenciennes ) et se rapprocher de Bruxelles, pour faciliter la réponse aux appels d’offres européens. En effet l’abandon de la notion de « Projet URBA 2000 » créait une déception pour les collectivités locales qui avaient misé sur une visibilité rapide pour leur territoire. Les innombrables difficultés de détail auxquels se heurtent les projets à leur démarrage ne permettent pas de répondre à des besoins de communication à court terme.
    Cet « épisode lillois » a effectivement permis de déployer le premier système billettique en France sur carte à puce, et a donné à réfléchir à l’ensemble de la profession nationale, qui s’est organisée en fonction de cette expérience. Les décisions prises au plan national ont fait apparaître le rôle essentiel des autorités organisatrices de transport. Il devenait clair que le projet de modernisation des systèmes d’information en Ile de France ne se ferait pas sans le STIF et que l’interopérabilité nationale se chercherait à Paris. La suite de l’histoire d’URBA 2000 est le retour sur Paris (acquisition du local rue de Boulainvillers 75016)


    URBA 2000, un bureau d’études comme les autres, spécialisé dans l’assistance aux maîtres d’ouvrage publics (1999-2008)

    Les membres d’URBA 2000 se sont prononcés individuellement, en 1999, à la demande du Président Georges MERCADAL sur leur présence dans l’association. Les entreprises ont souhaité ne pas poursuivre leur participation tout en demandant à rester informées. Parmi les organismes publics, seuls sont restés ceux qui avaient des relations de longue date avec l’équipe URBA 2000.
    Bureau d’études comme les autres, URBA 2000 a mis en valeur sa spécificité de conseil vis-à-vis des maîtres d’ouvrage publics confrontés aux évolutions de leurs missions du fait de l’essor du numérique.
    En févier 2000 Georges MERCADAL quitte la Présidence de l’Association, qui est confiée à Pierre MAYET. Sous la Direction de Jean-Louis GRAINDORGE, les activités se poursuivent dans le domaine des transports, en particulier sur la billettique dont URBA 2000 est un acteur important (cf projet TRANSCARTE), avec une volonté d’élargir le champ d’intervention vers l’aménagement et la ville durable. L’association se positionne vis-à-vis de ses donneurs d’ordre publics par une capacité à donner un contenu technique précis à ce qui n’est au départ qu’une ambition politique et également de détailler les conditions juridiques et économiques à réunir pour déployer le projet.

    URBA 2000 est missionnée par la Commission Européenne pour la mise en œuvre du règlement européen sur le chronotachygraphe électronique ( appareil de contrôle des temps de conduite et de repos des conducteurs professionnels) Ce règlement de 1999 nécessitait en fait pour son application une profonde évolution des pratiques des services de contrôle des Etats membres, que l’action d’URBA 2000 a permis de définir, entre 2000 et 2004. La mise en œuvre n’a pu cependant être obtenue qu’en 2006. Parallèlement URBA 2000 a aidé les acteurs français à organiser la délivrance des cartes.

    Plusieurs projets européens sur les transports de marchandises ont permis à URBA2000 de participer à la réflexion commune de villes européennes sur la logistique urbaine, en liaison avec le projet IMPACTS

    URBA 2000 est chargée de l’assistance à maîtrise d’ouvrage de la plate-forme PREDIM visant à mettre en œuvre la législation de 2009 qui place dans le champ de compétence des autorités organisatrices de transport l’information multimodale des usagers. La PREDIM a été le lieu de coordination d’actions de recherche sur les différents aspects du sujet, en liaison notamment avec le PREDIT.

    En 2005-2006, URBA 2000 recherche des partenaires stables dans le domaine de l’aménagement et étudie un rapprochement avec les Ateliers Internationaux de Maîtrise d’Ouvrage Urbaine de Cergy Pontoise. Ce rapprochement n’a pas lieu mais URBA 2000 fait l’expérience de l’organisation d’un atelier à Casablanca, orienté vers l’application des recommandations formulées par l’Atelier et considère de façon positive l’acquisition de ce nouveau savoir-faire.


    URBA 2000, Une association de professionnels, de nouvelles perspectives internationales (2008 -2017)

    Pendant cette période l’Association est placée sous les Présidences de Pierre MAYET puis de Fouad AWADA (2014) et de Jean-François JANIN (2017)
    Jean-Louis GRAINDORGE, qui a participé aux différentes étapes d’URBA 2000 prend sa retraite en fin 2008. Jean-Michel VINCENT lui succède puis Caroline MAURAND est nommée Directrice d’URBA 2000. Au départ de celle-ci en 2014, Philippe DELCOURT, chargé de mission, est délégué pour la gestion de l’association.
    Cette période est marquée par la poursuite d’une forte activité sur les transports intelligents et par l’implication de l’association dans la coopération franco-chinoise (Projet de Wuhan)
    La poursuite de l’activité de la plateforme PREDIM s’est poursuivie avec une évolution du contenu, passant d’une activité de recherche à une activité de labellisation de projet, puis de conseil aux acteurs. L’Association a tenté de proposer des projets éligibles aux investissements d’avenir, mais sans succès. Le lancement de la politique « Mobilité 3.0 » va mettre fin à la plateforme PREDIM en tant que telle.
    Dans le cadre des accords franco-chinois sur le développement urbain durable de 2007, URBA2000 participe pleinement aux réflexions sur le développement de l’agglomération de Wuhan. L’association est retenue par les responsables chinois pour réaliser un atelier qui aboutit, à la satisfaction des commanditaires, à une proposition de stratégie de préservation d’un vaste territoire de parc naturel comprenant un grand lac (225 km² de surface en eau). A cette occasion, Urba 2000 livre les premiers éléments d’une méthodologie du DUD à l’échelle territoriale. Ces réflexions conduisent également l’association à proposer aux autorités locales une stratégie de développement de l’aéroport et de ses abords pour constituer un hub de fret international s’inscrivant dans un corridor urbain à consolider.
    Forte de ce premier succès prometteur, l’association a choisi d’investir pour enrichir la réflexion et tracer des pistes concrètes, espérant que ses efforts pourraient conduire à des mandats précis, des prestations rémunérées et des partenariats nationaux et internationaux solides. Ces espoirs ne se sont pas réalisés à une échelle significative. De plus, le désengagement de l’Etat pendant deux ans et la difficulté de structurer l’offre française sur le marché chinois n’ont pas permis de retours suffisants sur ces dépenses, qui ont dû être arrêtées.
    Le Forum THNS est poursuivi en 2016 (dans le cadre du salon CINEV organisé à Shenzhen par la Fondation Prospective et Innovation, présidée par Jean-Pierre Raffarin) et en 2017 sous forme de deux événements :
    - l’un en partenariat avec l’AFCDUD à Issy les Moulineaux les 25-26 septembre, avec une visite de la délégation chinoise à Rennes en partenariat avec ECOORIGIN, la Ville et la Communauté d’agglomération de Rennes et la CCI Bretagne)
    - l’autre à Shanghai (Centre franco-chinois de l’Université de Tongji ) les 18 et 19 novembre 2017.
    URBA 2000 a participé à la réflexion du Consortium BMA sur les plans de mobilité et à la promotion d’une mobilité maîtrisée (stand aux Journées de la Mobilité organisées par ATEC-ITS France en 2017).
    Par ailleurs, URBA 2000, en liaison avec les partenaires du projet BMA, va participer à une contribution Assises de la Mobilité, ouvertes par la Ministre des Transports le 19 septembre 2017.