Détail article

La Société Française de Prospective

30-10-2020

Olivier Reaud présente la communication préparée par Francine Depras, membre de la Société Française de Prospective 

Nous savons d’expérience que la prospective est très utile pour les décideurs , elle permet d’aller plus loin que la planification qui limite son champ de réflexion à court terme. Dans la situation actuelle, tout est accéléré, tout est distordu, les transformations ne sont plus linéaires. Rien n’est plus certain dans le présent-futur. Nous pensons que c’est le moment où il faut absolument faire utiliser les méthodes de la prospective pour faire de bonnes stratégies :
• faire coopérer ensemble un grand nombre de personnes représentant les « parties prenantes »
• construire des scénarios possibles en ouvrant le futur sur le moyen et le long terme
• penser à ce qui va se passer et comment cela va se passer pour imaginer le plus précisément possible ce que pourra être le monde d’après.

La Société Française de Prospective a été lancée par Gaston Berger dans les années 1950 pour faire des Études pratiques sur le monde futur qui donnent à penser à l’avenir. Ces textes destinés aux élites nationales avaient pour but de préparer une gestion des ressources humaines des entreprises et des administrations avec une vision de long terme. Le contexte était déjà une incertitude croissante face à l’interdépendance entre des problématiques qui évoluent à des rythmes différents.
Nos séminaires sont publics et leurs résultats sont accessibles par Internet. Ces séminaires ont pour but d’aider à créer un nouveau type de planification appelée adaptive planification, qui soit à la fois imaginative (méthode prospective) et structurée (planification)
Pour cela, il faut être collaboratif, interactif et revenir régulièrement sur les travaux déjà faits pour prendre véritablement en compte le temps court et le temps long.
Société Française de Prospective (societefrancaisedeprospective.fr) SFdP
Comment prendre en compte les phénomènes imprévisibles ? Dans notre action coopérative, et par l’intelligence collective, nous apprenons à considérer le risque comme un fait, dont on ne sait pas quand il se produira, mais dont on peut évaluer les dommages qu’il occasionnerait ainsi que les mesures de toutes natures qu’il serait possible de prendre pour réduire la probabilité qu’il se produise et la gravité de ses conséquences.
La bonne nouvelle est que ce nouveau comportement donne à ceux qui l’adoptent une perception nouvelle du futur. Au lieu de vivre individuellement dans la crainte de tout ce qui va arriver, ils peuvent vivre collectivement le risque et l’espoir : « Le futur est devant nous. Nous savons que nous pouvons le réinventer, il est en nous, personne ne le fera à notre place. Nous pouvons rêver si nous avons le courage de regarder notre avenir en face. »